C'est dans un cimetière éloigné,
Que tu finis, ta dernière journée,
Un rayon de soleil éclairant,
Le bois de ton cercueil, doucement.
Adieu, petite soeur aimée,
Je ne t'ai point sauvée,
Malgré ma rage rentrée,
D'un mari qui te trompait.
Il voulait un enterrement nu,
Mais tous et toutes t'ont vu,
Sur cette route de campagne,
Car, ceux qui t'aiment, t'accompagnent.
Tu es partie, tout doucement,
D'un baiser, tu m'as dit, au revoir,
Tu restes en moi, maintenant,
Dans mon coeur, roule une larme.
De Claudine, à surveiller,
Et Maman, sur qui veiller,
Tu es partie, silencieusement,
Et déjà, tu me manques tant.
Nous étions plus que des soeurs,
Nous partagions nos rires, nos peurs,
Abandonnée , seule, amère,
Tu es morte tuée par sa haine.
Je voudrais pleurer longuement,
Mais, mes yeux se sèchent maintenant,
Car, dans mon coeur, une flamme grandit,
C'est ma malédiction, dans un grand cri.
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