Comme la belle Andromède
Je voudrais être couverte de chaînes
Et que le doux et vaillant Persée
Puisse venir me délivrer
Que mon visage soit inondé
Non pas des vagues salées
Mais de larmes de joie
De le voir se battre pour moi
Que la vigueur de ses bras
Me fasse oublier que j'ai eu froid
Que son envie de me faire jouir
M'hôte le fait que j'ai failli mourir
Que la peur du monstre marin
Soit anéantie par la chaleur de ses mains
Que le bruit du vent sur l'eau
Soit remplacé par nos sangs chauds
Que ses ailes fixées à ses pieds
Nous emmènent dans une île isolée
Où je deviendrai sa déesse, sa reine
Afin qu'il m'aime et qu'il me prenne
Ressentir cette fragilité des femmes
Qui ont besoin viscéralement d'un mâle
Se sentir minuscule et désirée
Mais être une ombre nécessaire à ses côtés
Et devenir ainsi pour l'éternité
Une constellation que l'on va admirer
Me permettant aussi de guider
Les marins, qui en mer, vont naviguer
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