La mer était devenue silencieuse et assoupie.
Des milliards d'étoiles clignotaient, se reflétant parmi les vagues endormies.
Une mouette me fit tressaillir en poussant un cri sauvage.
Ce n'était qu'un oiseau perdu au milieu de la nuit.
Une ombre traversa les nuages, filant vers le bord des vagues,
S'élevant pour les éviter, glissant au dessus comme pour les frôler.
Je plissais les yeux, incrédule et émue.
Qui se matérialisait sous mes yeux écarquillés.
Une étrange lumière t'entourait comme pour la protéger.
Etait-ce un rêve ou un cauchemar ?
Je secouais la tête, espérant me réveiller.
Sur le rocher, l'ange s'est posé, retirant d'un geste léger, le sable entre ses pieds,
Pliant ses ailes, doucement, doucement, sur le sol, il les a déposées,
Redevenant pour quelques heures, l'enfant que je pleure, chaque soir,
Qui me regarde, en souriant et doucement, me parle.
Poème dédié à ma fille Jessica (17ans)
11/10/06
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