Le regard tourné, dehors,
Tu t'interroges, encore.,
Sur un amour trop passionné,
Qu'une gifle vient de briser.
Mon rire a quitté ta maison,
Tu es seul et tourne en rond,
Auprès d'un téléphone muet,
Que je refuse de décrocher !
Les prétextes ne te manquent pas !
Dès que tu prends, ta douce voix,
Bouleversant mon coeur brisé,
Dès que tu tentes de m'approcher !
J'ai voulu, tant de fois, te parler
T'expliquer ce qui nous arrivait,
Mais mon chagrin fut si fort,
Que je t'ai fuis, fragile, encore.
Des mots, qui parlent de tout,
Des autres, de rien, sauf de nous !
Ces mots étouffés, dans un baiser,
Que tu essaies toutefois de me voler.
Loin de Toi, depuis, je survis,
Etonnée d'aimer, encore, la Vie ;
Offrant mon sourire, joyeusement,
A ceux qui souffrent et aux enfants.
1997
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