Là-haut, chez moi, dans les collines
Vivaient en paix près des aubépines
Des animaux, crées ainsi que moi et vous
Pour vivre sereinement parmi nous
Les biches gambadaient, les petits contre elles
L'ombre des arbres leur faisant ombrelles
Dans les taillis, s'abritaient divers oiseaux
Et dans la garigue courraient les lapereaux
Mais un beau matin, des êtres humains
Invoquant le bien être de leurs chiens
Armés d'un fusil, tous les chassèrent
Et même aussi, parfois, les massacrèrent
Une arme au bout d‘un bras, tel un pro
Ne fait pas vraiment de vous, un héros
Quelle que soit l'adresse ou la cible
Peu importe l'important est qu'on crible
Sous prétexte de s'adonner à leur art
Ils voulaient prélever leur quote-part
De cette faune qui ne leur nuisait en rien
Ils s'arrogeaient le droit d'agir pour leur bien
Chasseurs, souvenez-vous de votre jeunesse
N'avez-vous pas conçu quelque tristesse
Au sort d'un petit Bambi séparé de sa mère,
Pour simplement, d'un cuissot, faire bonne chère.............
27 septembre 2007
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