J'allais, les yeux baissés,
Regardant mes souliers,
Une poussière étoilée,
Se déposait, sur mes pieds.
Dans ce chemin de halage,
Où, j'allais, d'un pas sage,
Observant les cieux immenses,
Recouverts d'un ocre dense.
C'est près de ce taillis touffu,
Près d'arbustes, poussant drus,
Qu'un oisillon, tombé du nid,
En pépiant, m'a dit merci.
L'allée menant à la maison,
Raisonnait de mille chansons,
Que je dédiais à Dame Nature,
Aspirant, joyeusement, l'air pur.
Où est le chemin de mon enfance,
Recouvert de tant de ronces,
Qu'un écureuil, en liberté,
Jamais plus, ne s'y engagerait.
1995
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