L'homme éteint définitivement sa machine,
Cette compagne d'une vie si dure à gagner.
Lentement, refermant la porte de l'usine
Pour la dernière fois il l'entendit grincer.
les premiers jours passèrent comme vacances
Puis, l'inaction et l'ennui vinrent à le gagner,
Plus de vie sociale... plus qu'une souffrance
d'être Celui que l'on renvoyait dans ses foyers
L'obole compensatrice qui lui avait été faite,
pour une mise au rancard prématurée
Vint à fondre, engloutie par les traites,
Il lui fallait mille ruses pour manger.
Les infos, parlaient de crise économique,
Des patrons qui ne joignaient plus les deux bouts,
Des subventions à caractère pléthorique
Devaient, dans la machine, redonner un coup.
Fébrile, il attendit le fameux redémarrage,
Mais que dalle, les capitaux saupoudrés
enrichirent grassement d'autres rivages
Et la fièvre du chômage vint à accélérer.
Chômeurs ! hommes de triste fortune
Et femmes de cette sinistre société,
Allez-vous cesser de croire à la lune
et longtemps encore vous laisserez abuser ?
Luciole
le 10/02/2010 à 20:01
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