De mes pieds nus, j'ai foulé l'herbe verte
Son humide fraicheur comme un doux rêve
Et sous un soleil vif, brulant sans trêve,
La porte du paradis s'est ouverte.
J'ai écouté les oiseaux qui chantaient
Loin du tumulte infernal de la ville
Quand la nature redevient docile
C'est le temps qui s'arrête et l'on renait.
J'ai vu une abeille qui se posait
Sur une fleur ouverte comme un coeur
Faisant offrande de toutes ces douceurs
A la travailleuse qui butinait.
J'ai goutté à un plaisir innocent
En observant les moindres changements
Que le printemps nous apporte pleinement
Entre bourgeons et pollen rugissant.
Et sous un nuage gris menaçant,
C'est l'odeur de la pluie qui va tomber
Qui me rappelle à la réalité.
Rentrer pour s'abriter devient urgent.
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