Toi, qui, à ce qu'on dit, a créé l'univers,
Tu es un drôle de personnage.
Mais où avais-Tu la tête ?
A quoi as-Tu pensé en créant le soleil,
La vigne, la pomme, la femme et l'homme ?
Quand je vois ces bigots qui viennent hurler
Contre le laxisme et l'immoralité ;
Ils se réclament de Toi, sans vergogne.
Mais Toi, comment les juges-Tu ?
Toi qui a créé l'homme, à ton image
Il paraît, et Tu voudrais qu'il soit sage ?
Quand même, le coup de la verge, c'était bien inventé !
Drôlement complexe, drôlement sophistiqué !
Et la femme ! Canaille ! Là, Tu as pris ton temps
Pour peaufiner dans la glaise cette jolie paire de seins
Qui nous ravissent tant. Et ces hanches rondes,
Et ce mont de Vénus, à la fourrure soyeuse,
Et ces lèvres « Sésame » d'un refuge
Délicieusement humide et chaud.
Pour la reproduction, paraît-il, tout ce tralala ?
Allons, laisse moi sourire ; parce qu'en prime,
Et comme dernière trouvaille, Tu as ajouté le plaisir.
Franchement, ces bigots et grenouilles de bénitier,
Si c'était à refaire, que crois-Tu qu'ils feraient ?
Rien devant, rien derrière, et on f'rait des enfants
De bouche à oreille, ou d'la main à la main.
Regarde comme ils sont tristes, ceux qui parlent en Ton Nom.
Toi qui es un sacré gaillard,
J'irai même jusqu'à croire un tantinet paillard,
Tu aimes rigoler. Regarde les monastères,
Les églises austères qu'ils T'ont édifiés.
Je parierais que Tu n'y es jamais entré,
A supposer que Tu existes, donc que Tu es.
19 mars 2007
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