Etranger, sans abri,
Sans amour, sans amis,
De ton regard sauvage,
Tu contemples ta Camargue.
Etrange et trouble paradis,
Ou la lune s'enfuit,
Au bruit de tes pas,
Silencieux comme un chat.
D'où te viens ce sourire,
Est-ce cette mélodie,
Ou le parfum des jasmins,
Que tu gardes dans la main?
Que guettes-tu à l'horizon,
L'espoir d'un pays sans nom,
Couvert d'une tendre verdure,
Qui le couvre d'une parure.
D'où te viens cette torpeur exquise,
Est-ce le désir d'une amante,
Quand, la nuit, ton coeur soupire,
Trois nuits, déjà, elle te manque!
Depuis, tu restes aux abois,
Elle t'attire et tu la fuis,
Il ne tient plus qu'à toi,
De la retrouver, cette nuit.
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