Partir de son pays de naissance
C'est avoir plantée dans le coeur
A jamais la flèche de l'exil.
Partir c'est perdre la connaissance
Du sol de ses aïeux
Et n'avoir que tristesse dans les yeux.
Partir c'est en permanence
se demander pourquoi ?
Etre ici et pas là-bas.
Partir c'est lire l'indifférence
Dans le regard de ceux
Qui ne comprennent pas.
Partir c'est épouser la souffrance
Avec la robe du linceul
Et le chant du requiem.
Je suis partie du pays de ma naissance
Et depuis je suis perdue, éperdue.
Presque sans vie.
Loin de l'Algérie.
10 novembre 2007
Retour vers Monde, les poèmes