Dans mes bras je t'ai prise au matin qui s'éveille
De mes doigts j'ai joué sur ta peau lentement
Désireux de trouver le démon qui sommeille
Auprès de l'ange doux qui dort paisiblement
Je l'ai cherché partout, de la pointe des seins
Jusqu'autour de ton cou, des pourtours de la taille
Jusque sur tes mollets, j'ai relu les dessins
De ce paisible corps pour en trouver la faille
J'ai crû l'avoir touchée juste au dessus des fesses
Quand ton corps s'est cambré sous mes doigts taquineurs
J'ai poursuivi encor par deux ou trois caresses
Mais non ce n'était pas la faille du bonheur
Je suis monté alors jusque dessus un globe
Caressant son téton parcouru de frissons
J'ai taquiné l'oreille en titillant son lobe,
A petits coups de langue, ainsi qu'un polisson
Je sentais que ton corps annonçait les prémices
Du séisme latent qui naissait sous mes doigts
Mais la faille cachée malgré mille malices
Ne voulait dévoiler l'endroit de ses émois
J'ai glissé sur ta peau la douceur de mon torse
Pour offrir ma chaleur à ton corps allongé,
Faire fondre tes sens sous cette douce écorce
Qu'est ta peau satinée au parfum si léger
En descendant, ton sein m'a chatouillé le cou
Puis caressé la joue, et ma bouche câline
Le baisa tendrement, se grisant de son goût,
Savourant sans façon cette noble colline
Mais point encore ici je n'ai trouvé la brèche
Dans laquelle instiller le savoureux venin
Qui je sais en ton sein allumera la mèche
De ses désirs enfouis aux senteurs de jasmin
J'ai poursuivi ma chute au plus bas de ton ventre
Savourant sa douceur, savourant sa chaleur,
Et j'ai glissé soudain dans le creux de ton antre
Découvrant à ta source un nectar enjôleur
Que j'ai bu tout mon soûl te fouillant de la langue;
Cette faille cherchée, je crois que j'ai trouvée
En est témoin ton corps qui sous ma bouche tangue
De ses assauts ardents par mes doigts renforcés...
5/12/08
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