Elle marchait devant moi,
Aérienne, souple, irréelle,
Ses pieds nus, se posaient
Sur le sable, comme deux rubis.
Le sirocco soulevait
Sa robe kabyle,
Laissant entrevoir
Des jambles, longues, fines.
Magnifiques, elle avait des hanches
Cambrées, elle ondulait,
En fait elle dansait presque,
La tête rejetée en arrière.
Ses longs cheveux torsadés,
Aux reflets roux,
Je la suivais,
Envoutée.
Tout à coup elle s'est retournée,
M'a vue, a souri,
Et m'a dit "tu es d'ici ?"
Presque ! ai je répondu.
Outre les jambes merveilleuses,
Elle avait des pieds si beaux,
Avec des tatouages,
Que j'avais une folle envie.
De m'agenouiller
Pour les embrasser,
Et en passant
Caresser ses chevilles fines.
Nous avons cheminé un moment,
Mon trouble était si apparent,
Que je n'arrivais pas à aligner,
Deux mots sans trembler.
Le reste, un conte de féesssss dans une petite ville du Sud de l'Algérie au doux nom de Béni-Abbès.
le 19 fevrier 2009
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