Devant la glace, tu t'examines
La barbe naissante, tu l'extermines
D'un coup de peigne tu réanimes
Tes cheveux quelque peu rarissimes
Sous la douche, tu frottes énergiquement
De lotion pour le corps, sauvagement
Tu t'enduis ton corps entièrement
Sans oublier une partie intimement
Un pantalon, une chemise, prêt pour la bise
Aux tiens, aux chiens, et tu t'autorises
De filer vers d'autres terres conquises
Ta vie, tu l'as conçoit ainsi à ta guise
Pauvre femme, et pauvres maîtresses
Toutes amoureuses d'un tire-fesses
Qui va, sans aucune délicatesse
De l'une à l'autre, sans noblesse
Prends garde les années venant
De te retrouver devant le néant
Tu ne trouveras plus rien d'excitant
Sauf la télé et ton chien, lui restant
4 mai 2008
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