Sous les embruns qui projettent,
Lourdement, ses vaguelettes,
Mes larmes inondent mon regard,
Je ne te vois plus, j'ai si mal.
Sous un immeuse peuplier,
Triste, je me suis réfugiée,
Entourant, frileusement,
Mon corps, tout tremblant.
Eperdue, près de la rivière,
Mes lèvres hurlent ma haine,
Contre celui qui t'a tuée,
Toi, mon enfant, mon bébé.
Voici venir le milieu de l'été,
Une autre année s'est écoulée,
Réveillant, dans mes yeux terrifiés,
L'image de ton jeune corps, brisé.
L'été est enfin arrivé,
Comme il me parait changé,
Sans tes sourires radieux,
Et ton regard lumineux.
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