Le jardin, où je jouais,
N'ensoleillera plus mes yeux,
Par le chatoiement des rosiers,
Aux tons veloutés et joyeux.
Du haut de ma chambrée,
J'entrouvrais mes volets,
Pour respirer, avidement,
L'air des lys, goulûment.
Sur leurs tiges dressées,
J'admirais, en silence,
Dans les cieux étoilés,
Leurs pétales blanches.
Il n'y a plus, dans l'air présent,
Ces odeurs, suavement, distillées,
Que, le vent d'été emportait,
Me grisant, éperdument.
Mes bleuets, mes lys, mes rosiers,
Formaient un drapeau, qui se créait,
Mystérieusement, sans bruit,
Dans mon jardin, la nuit.
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