Un dernier geste, de la main,
Deux enfants, dans un train,
Dans un wagon, prisonniers,
Mes petits me sont arrachés.
La voix, soudain, plus grave,
Une douleur qui fait trop mal,
Sur les vitres embuées, dessinés,
Trois petits coeurs, entrelacés.
Nous partons, si loin, de Toi,
Petit Papa, nous oublies pas !
Nous reviendrons, pour Toi,
Papa, tu trembles, de froid ?
Des messages, pour chacun,
Au langage tendre et sibilant,
Trois regards, soudain, attristés,
Mes fillettes vont s'éloigner.
Petit train, ne t'en vas pas!
Mes larmes s'écoulent, déjà,
Le coeur broyé, par le chagrin,
Sur un dernier signe, de la main.
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