Tu franchis la séparation,
Qui divise nos deux mondes,
Sans un regard en arrière,
Guidée vers la Lumière.
Les fleurs frôlent au passage,
Ton tendre petit visage,
Dans une caresse légère,
Venant de la Lumière.
Le chemin qui guide tes pas,
T'éloignes un peu plus de moi,
Achevant ta jeune destinée,
D'une vie, trop vite, brisée.
Tu avances, bravement,
Ta petite main, serrant,
Dans une larme amère,
La bague, de ce traître.
Dans le monde où tu vas,
La souffrance n'existe pas,
T'enveloppant de douceur,
Mon petit ange qui se meurt.
1997
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