J'ai souvenance,
De tes mains,
Marquées par les souffrances
Et les chagrins.
Pourtant j'étais enfant
Mais je ne puis les oublier,
Maman !
Tant elles me parlaient.
Elles disaient
Ton travail dans les champs,
Les couches à laver
Pour 8 enfants.
Rugueuses
Et abîmées,
Elles ne furent jamais
Heureuses.
Mais je les trouvais belles,
Douces, caressantes,
Sensuelles,
Et chantantes.
Elles soignaient
Mes bobos
Et me massaient
Le dos.
Car j'étais un garçon manqué,
Soit à cheval, ou à vélo,
Elles ne m'ont jamais lâché,
Tes mains, même de la-haut.
4/02/2008
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