Câline, agilement, tu attires,
Sur tes vagues qui s'étirent,
Ces plaisanciers débutants,
Qui t'affrontent, inconsciemment.
Emouvante et perverse,
Tu déverses, à leur adresse,
Une brise tendant leur voile,
Matelots, ils veulent se croire.
Endormis par la chaleur,
Bercés d'une douce torpeur,
Dans un éclair de vagues traîtresses,
Ils s'assoupissent de paresse.
Quel est ce chant enivrant,
Où tes gouttent éclosent lentement,
Contre un navire, aux flancs fragiles,
Comme la mer paraît lascive.
Furieuse, dans un mugissement,
Tu enfles ta voix, mécontente,
Déboulant de tes dunes écumantes,
Echevelée, comme une bacchante.
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