Combien de temps, m'a-t-il fallu,
Pour regarder, dans mon miroir,
Cette douleur, refuser de la voir,
Accepter de ne plus jamais te revoir.
Ma porte ne s'ouvrira plus, sur Toi,
Tes hellos ne résonneront plus de joie,
En t'accueillant, à la maison,
Voir ton sourire, que c'était bon !
De l'autre coté, du miroir,
Tu es un ange que je peux voir,
Vêtue, d'une mousseline blanche,
Auréolée de fleurs, tu es si étrange.
De l'autre coté du miroir,
Tu viens, la nuit, souvent, me voir,
T'échappant de ton monde de lumière,
Petite ange fidèle, qui me veille.
De l'autre coté, du miroir,
Depuis, aucune larme n'efface,
Mon chagrin de t'avoir perdue,
Mon enfant trop tôt disparue.
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