La belle Ninon sur ses talons perchés
Un beau matin, revenant du marché
Le nez en l'air, le jupon retroussé
Ses tendres seins bien corsetés
Ne prit pas garde aux trois polissons
Qui rêvaient tous de défloraison
Si le premier ne fit que la taquiner
Juste un baiser sur le bout du nez
Elle le laissa faire, c'était anodin
Mais le second, un sacré gredin
Voulu vivement soulever son jupon
Pour voir sa culotte, fendue ou non
La belle l'envoya ailleurs valser
N'acceptant même pas un baiser
Le troisième, le plus audacieux
Croyant à la bienveillance des dieux
Voulu lui effleurer les tétons
Et déboutonner tous ses boutons
Rusée, la Ninon lui fit remarquer
Que cette serrure était bloquée,
Pas de boutons, juste une fermeture
Qui se coince à toute ouverture
La Belle Ninon remercia l'inventeur
Qui lui évita l'atteinte à la pudeur
Grâce à son invention Ninon La belle
Est à ce jour toujours pucelle........ !
Les « éclairs » ne sont pas toujours d'orage
le 18 mars 2008
Retour vers Divers, les poèmes