Quand dans mon sexe avide,
Le tien, glorieux, pénètre...
C' est une apothéose
Un rêve que l'on ose
Crier à tout venant
J' aurai connu la gloire
De jouir en pleurant
O bonheur dérisoire
Trop bref pour ma vertu
Pour mon ventre goulu
Pour mon ventre affamé
Et chaud comme une braise
Nul autre que Toi ne baise
Et j'en suis désarmée
De mes désirs n' ai honte
Tu vois, je me raconte
Sois aussi sans pudeur
Car Amour est splendeur
Rien n'est avilissant
Si le coeur est aimant
Je t' aime... à en crever
Tu ne dois réprouver
Mon âme est trop sincère
Mon coeur trop en jachère
Et si j'ose te dire
Que mon corps te désire
C' est parce que je t'aime.
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