Voudrais-tu le pétale, à glisser sur ta peau,
D'une fleur inconnue née d'un rayon de lune
Mêlé à la rosée déposée près du Pô
Ayant grandi cachée au sein d'une lagune
Il aurait pour parfum celui d'une déesse
Et fleurirait ton corps de bien douce façon
Comme mériterait l'éclatante princesse
Qui saurait avec lui vibrer à l'unisson
Il aurait pour couleur celle d'un diamant rose
Recueilli un beau jour au pied d'un arc-en-ciel
Qui avait pris naissance au sommet du mont Rose
Quand je m'y promenais, hasard providentiel
Il aurait la saveur d'un fruit de paradis
Qu'Aphrodite ce jour en dame généreuse
Sur les bords de l'Amour un peu avant midi
Serait allée cueillir pour ma belle amoureuse
Il aurait la vertue de colorer tes rêves
Et cela se verrait à tes joues rosacées
Que ces couleurs ne sont pas celles de la grève,
Témoin indifférente à nos ardents baisers
Il aurait la douceur d'un tapis de duvet
Qui glisse sur ta peau sous ma main caressante,
Nourrie de ces nectars que je t'aurai rêvés
Qui couleraient sur toi en pluie ruisselante
Il aurait la chaleur d'un volcan apaisé
Mais dont le coeur battrait la douce sérénade
De mes doigts attentifs, pour ton corps composée
De mille grains dorés du sable des Cyclades...
Le 15/04/2008
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