Mes amis, les compagnons.
Un nouveau jour se fait, et la triste grisaille,
Envahit l'alentour, l'horizon s'assombrit,
Mes pensées se font grises, telles ces vieilles murailles,
Qui cernent la maison qui me sert de logis.
Toutes ces pierres alignées, ont pourtant une histoire,
Je sais bien qu'elles ont vu, moult révolutions,
Mais de voir ce voile gris, recouvrir leur mémoire,
M'engage à pousser vers elles mes réflexions.
Qui de ses mains à fait une telle oeuvre prodigieuse,
Durant l'ère ou seulement les bras servaient d'outils,
Le labeur, la sueur, les mains sèches et calleuses,
Qui sont ces compagnons, ces bâtisseurs subtils.
Ils sont fils de Jacques, compagnons du devoir,
Ils ont gravé leurs noms, sur une seule pierre,
La modestie dit-on, oublieux de la gloire,
Sans qui rien n'aurait pu, se construire sur la terre.
19.5.08
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