Ne prenez pas pour foucade
Cette belle escapade,
Que la fin d'été célébra
Lorsque je retrouvais ses bras.
Dans l'azur, à peine nimbé,
De volutes si peu marquées,
Baguenaudant, tout en parlant
J'observais son profil charmant
Sa conversation, subtile,
Ressemblant en rien au babil,
D'insondables galimatias,
Le parait de grande classe
L'homme, pourtant, si facétieux
Se montrait sous un jour sérieux,
Pas homme à s'adoniser,
Néanmoins, il me subjuguait.
Je humais, douce fragrance,
Qu'il portait, plein d'élégance,
Effluve aux senteurs boisées
De notes épicées piquées.
Le soleil faisait chatoyer
Sa cheveulure d'argent, teintée,
Je rêvais d'y glisser les mains
A l'aube d'un joli matin
Ses yeux, me fixant, désarmants,
Regard si charmant, pétillant,
Prunelles pleine de langueur
Telle deux perles de couleur.
Sa bouche, appel aux baisers,
Lèvres alliciantes, ourlées,
Me donnaient envie de crier
"Embrassez-moi mon Aimé"
Le voir sourire, fort radiaux,
Me comblait de le voir heureux,
Il semblait plein d'allégresse
Palpitant jusqu'à l'ivresse.
Etait-ce ses bras qui m'enlaçaient,
Dans un geste si élégant,
Qui me fit un peu frissonner,
Ou le trouble de nos pensées ?
Par nos émotions, chahutés,
Nous avions cessé de parler,
Emus de cette unisson
De nos âmes en pamoison.
En cette fin d'un bel été,
Dans ses bras, enfin enlacée,
Je découvrais, quel délice,
Le goût de ses lèvres sucrées.
le 28/09/2009
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