A chaque fois que je tondS mon gazon
Je pense automatiquement à l'épilation
Cette chose que je fais régulièrement
Pour me sentir mieux, femme, évidemment !
Je me rappelle mes premiers engins
La cire qui fond, la spatule va et vient
Ou quelques séances chez l'esthéticienne
Tout ça pour qu'on se sente adulée, reine !
Et puis je médite sur ce jeune homme
Qui un jour m'a avoué lors d'un dialogue
Qu'il aimait raser le corps de sa femme
Dans un rituel exquis qui enflamme
Il commençait par lui couler un bain
La savonnait entièrement avec ses mains
La pièce éclairée par des chandelles
Brûleur d'encens pour odeur suprême
Adroitement il sortait un pied de l'eau
Prenait appui sur le lavabo
Et avec une lame venait à adoucir
Les jambes de sa belle et la faire frémir
Puis quand il avait fini ces extrémités
Il s'occupait de ses aisselles et souriait
De la voir, si soumise et reposée
De l'avoir à lui, ça le faisait bander
Ensuite il la sortait du bain pour la sécher
Puis l'emmenait au lit et l'allongeait
Et avec une éponge douce lavait son pubis
Puis délicatement le transformait en peau lisse
Et quand il avait fini cette mise à nu
Il passait ses lèvres sur ce mont de vénus
Puis se délectait à la caresser et la goûter
Jusqu'à ce que le sommeil pointe son bout du nez;
27 avril 2007
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