Sur l'échéancier de mes jours
Il y a des visages qui passent
Ceux qui restent
Et ceux qui s'effacent.
Tu m'avais dit que tu resterais
Mais comme les autres
Tu es seulement passée
Dans ma vie d'enfant et d'adolescente.
Je te remercie d'être revenue une nuit
Pour me parler en songes.
Mais je n'ai pas retrouvé
La douceur de ta voix
La clarté de tes yeux
Et la chaleur de tes doigts
Qui pendant mon enfance
M'ont raconté ton courage
D'avoir eu 8 enfants
Sans pouvoir
Jamais te plaindre.
Ton parfum
Je le reconnaîtrai partout
Il était vanille et jasmin
Et toutes ces années qui passent
Et d'autres qui commencent
Ne font que se perdre
Dans mes souvenirs de toi
Qui un jour de juin
Est partie
Silencieuseusement
Comme tu avais vécu.
La petite rivière d'amour
Qui coulait dans mon coeur
Lorsque tu me chantais
Une chanson douce,
Ou à la claire fontaine.
L'espagnol et le français
Se mélangeant
je riais.
Car je ne comprenais rien.
Tout ce qui était toi,
Nous, notre famille.
Les repas partagés,
Et cette grande tablée,
Le feu dans la cheminée.
Sous la tristesse
Les anges chantent ils ?
Les cieux de l'exil
Ils devraient pourtant.
Le mien.
Pas le tien
Puisque tu es restée là bas.
Les séparations
Douloureuses
Ont effacé
Certains souvenirs partagés
Avec toi maman
Mais je sais
Que lorsque nous nous retrouverons
Les chansons et les douceurs
De notre passé
Reviendront
A nouveau me bercer
Comme jadis
Lorsque tu me prenais
Contre toi pour me coiffer.
Et que tu me disais "je t'aime".
16/10/2007
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