Pourquoi, des larmes.
Parmi la dense foule, au milieu des clameurs,
Je la vis immobile son beau visage en pleurs,
Mon coeur ne fit qu'un bond et je fis quelques pas,
Pour arriver prés d'elle et la prendre dans mes bras.
Quel est donc ce chagrin qui vide de votre âme,
En ce flot continu, tout ce torrent de larmes,
Osez me raconter ce mal qui vous tourmente,
Vous aurez prés de moi une oreille accueillante.
Sachez noble inconnu, dit-elle en un sanglot,
Que vous ne pouvez rien pour endiguer ces flots,
J'ai dans le fond du coeur une atteinte profonde,
Et ces larmes sont preuves du malheur qui l'inonde.
Mais encore lui dis-je, quel est donc ce malheur,
Est-ce donc un amour qui vous brise le coeur,
Quel est donc cet amant qui mérite ces larmes,
S'il se comporte ainsi, ce doit-être un infâme.
Quel est mon bon monsieur, ce grand supplément d'âme,
Qui vous fait ainsi lire dans le coeur d'une femme,
Seriez-vous donc devin ou envoyé des dieux,
Pour deviner ces maux, dans le fond de mes yeux.
Je ne suis pas devin et dieux n'y est pour rien,
Vous êtes simplement femme et je vous dois le bien,
Vos larmes m'ont ému, car ma seule constance,
Et de vous voir heureuses en toute circonstance.
Séchez donc vos larmes, oubliez cet humain,
Il s'en trouvera d'autre pour vous prendre la main,
Car vous méritez bien de l'amour et de l'homme,
Autre chose que les larmes et c'est déjà énorme.
15 mai 2008
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