A mes rêves perdus je dédierai ces vers
Pour qu'ils ne meurent point d'une errance éternelle
Et je les graverai au ciel de l'univers,
Sur un voile de nuit, d'étoiles et de dentelle
Ils s'élancent déjà pour leur place choisir
Tel un essaim naissant, étrange cavalcade
Mélangeant les couleurs d'au moins mille désirs
Qui ne sont quelques fois rien de plus que tocade
De ces rêves passés je construis la prison
Pour qu'ils ne viennent plus dans la nuit de ma chambre
Fantômes d'or parés traçant leur déraison
De glyphes argentés tous enluminés d'ambre
Je sais qu'ils tenteront parfois de s'évader
Combattant dans la nuit à grands coups de "peut-être"
De "et si..." de "pourquoi?", tous ces rêves fardés
De plaisirs passionnés et qui se targuent d'être.
Pour mes rêves fourbus je prépare ces draps
De fin satin grenât, pour y bercer leur âme
Les oindre de parfums de canelle et cédrat
Qu'ils y dessinent tous un parfait caligramme
le : 20/11/2011
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