Elle emprisonnera ton coeur,
Dans un suave écrin de douceur,
Etouffant du bout des doigts,
Ces mots, dont tu ne veux pas.
Tu connaîtras le mot Amour,
Fuyant et revenant toujours,
Repoussant, méchamment,
Celle dont tu es l'Amant.
Les yeux ouverts, dans la nuit,
Tu cherches son ombre, dans le lit,
N'osant effleurer son corps,
Réveillant ses sens, si fort.
Au matin, dans tes draps froissés,
Après une nuit vaine, à te retourner,
Dans un irrésistible élan de bonheur,
Tu la presseras, contre ton coeur.
1997
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