Vous êtes, si loin, si présent,
Comme le songe ou l'amant,
Que j'ai espéré, si souvent,
Dont je rêvais, tendrement.
Vous êtes immatériel ou réel,
Insensible puis si sensuel,
Vous prêtant d'un air ravi,
A tous mes jeux interdits.
Vous frôlez mon corps dénudé,
D'un geste osé, qui me fait crier,
Calmant ma faim, sensuellement,
Dans le silence, de l'appartement.
Vous vous offrez, silencieusement,
Quand votre souffle, s'échappant,
Le plaisir jaillit de vos entrailles,
Mettant fin à cette douce bataille.
1995
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