Quand, dans l'herbe douce,
Je sens ton corps qui bouge,
Emue, au plus profond de moi,
Je sens combien, je t'aime, déjà.
Quand mes yeux se ferment,
Sur tes lèvres qui se pressent,
Le coeur, emballé de désir,
S'échappe d'un doux soupir.
Quand, dans la chaleur de l'Eté,
Mes sens deviennent affolés,
Je sens ma raison s'échapper,
Et mon corps de plaisir s'embraser.
Sous l'effet de ta colère,
Je refoule des larmes amères,
M'enfuyant, dans la nuit,
Te maudissant, depuis.
1997
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