Solitude
Le monde continue de tourner,
La vie de mon corps s'est enfin échappée,
Prise dans une solitude où je m'enfermais,
Sans voir que j'incitais les gens à s'éloigner.
Face au miroir, j'ai refusé de voir
Les mains tendues, ne croyant plus à rien,
Laissant mes souvenirs m'emprisonner,
Dans un silence redoutable qui me terrifiait.
Je suis partie, sur la pointe des pieds,
Sans même, tenter de vous dire au revoir.
D'une vie devenue trop dure pour lutter,
Mon vieux coeur usé m'a lâchée, sans regret.
Je pars sans avoir vu le printemps arriver,
Ni sentir sur ma joue, le soleil m'effleurer,
Ne dîtes rien, je me sentais si fatiguée,
Vous êtes là, me donnant soudain envie de pleurer.
Poussière, je redeviendrai, un beau matin,
Fermez la porte et partez sans chagrin.
La solitude est une citadelle aux murs si épais,
Que j'avais beau crier, personne ne m'entendait...
Sur mon visage aux traits enfin apaisés,
Souffle doucement un vent de liberté.
Ne pleurez pas, je me sens libérée,
J'ai franchi une porte et suis juste, à coté,
Où sont les anges, dans un monde de paix.
11.3.09
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