Quand le soleil se couche,
Que le lac luit, doucement,
Les feuilles bruissent lentement.
Quand les souvenirs me poussent,
Je sanglote de désespoir,
Seule, éperdue, dans le soir.
Quand, dans l'herbe douce,
Que plus rien ne bouge,
Que toute vie sommeille,
Que mon coeur s'éveille,
Je rêve encore de lui,
Et, de ces moments infinis.
Quand le jour se lève,
Et que se fait la trêve,
Du jour et de la nuit,
Du silence et du bruit,
Je m'enfuis, loin de lui,
Pour pleurer, sans bruit.
1995
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