Auréolée de gloire,
Tu apparais, si froide;
Comment peut-on deviner,
Que, peu à peu, tu disparais.
Tes rivières, si jolies, autrefois,
Ne chantent plus, dans les bois,
Détournées de leur lit naturel,
Prenant des chemins irréels.
Ecoeurée et amère,
La mer, en furie, se déchaîne,
Jetant aux mouettes, qui volent,
Ses poissons, pollués de pétrole.
Même tes cieux illuminés,
Semblent avoir perdu toute beauté,
Quand on sait que du ciel, peut tomber,
Des débris, de navettes explosées.
Tu n'es plus ma Terre,
Qu'enfant, j'aimais.
Tu n'es plus, qu'un point, qui erre,
Dans l'espace, tout pollué.
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