Il y a, derrière ces murs gris,
Des vieillards, aux yeux soumis,
Qui se retrouvent, sans amis,
Pour le restant de leur vie.
Il y a, durant, ces années passées,
Des personnes abandonnées,
Qu'on a, trop vite, oubliées,
Sans même leur téléphoner.
Il y a, dans ces petits lits blancs,
De pauvres corps, figés, tristement
Qui vous rappelle que le Temps
Passe, sur vous, inexorablement.
Il y a, dans leurs yeux, sans lumière,
Une petite flamme, prisonnière,
Qu'on appelait, jadis, Jeunesse,
Avant qu'elle ne disparaisse.
Il y a, dans ces corps immobilisés,
Des petits vieux, tristounets,
Que leurs familles ont oublié,
Sans voir leurs larmes, tomber.
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