Dites moi si je vous manque
Si dans les rues, il y a encore mes pas
D'enfant, et d'adolescente,
Et si le vent passe souvent par là.
S'il souffle encore ses contes
Même lorsqu'il vous gronde,
Il était si beau ce vent qui courbait
L'arbre sous ses pieds.
Je me revois emportée
Par la douce caresse
De la rosée
Mes matins de paresse.
Où sitôt levée
J'allais me recueillir
Près de ce cèdre doré,
Qui semblait me sourire.
J'étais alors une princesse
aux pays des vermeils
mes pas n'ayant de cesse,
que de rencontrer les corneilles.
Celles qui pépiaiant
sous les premiers rayons,
a qui elles semblaient
offrir une chanson.
Juste ! un passage éclair
de ce petit garçon manqué
qui avait toujours l'air,
de ne point vous remarquer.
Mais j'ai tout vu,
tout engrangé
et mon vécu
me permet d'avancer.
Neige ! montagnes !
vous m'offriez tout cela
ici aussi elles sont mes compagnes,
en les voyant, je pense à toi, Dhaya.
4/11/09
AnY
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